Pourquoi les versions française et anglaise de mon site ne sont pas des copies l’une de l’autre
J’ai décidé de lancer Konyfer sur la promesse d’aider des entreprises françaises à se développer sur des marchés anglophones et réciproquement, des entreprises anglaises à investir le marché français. Mon expérience m’a montré qu’on ne vend pas les produits ou services de la même manière dans deux pays différents et je souhaitais une manière de le démontrer, concrètement.
Eureka. J’ai trouvé dans mon propre site web une manière de présenter ma démarche.
Mon site devait être bilingue, bien entendu.
Bien entendu, il me fallait conserver les mêmes offres Konyfer en français et en anglais
Bien entendu, il devait illustrer ma nouvelle identité graphique (je l’aime plutôt bien mon petit picto qui ressemble à un sapin, un conifère, tout en reprenant un K et un Y stylisés ^^).
Mon idée de départ a toujours été de conserver les mêmes blocs d’une langue à l’autre mais cela ne voulait pas dire les présenter dans le même ordre. Et traduire correctement les textes ne suffisait pas à produire deux pages convaincantes.
C’est devenu l’un des fils conducteurs de la création de konyfer.com.
Un point de départ lié au pays d’où l’on vient
Mon activité à deux pays cibles avec deux ICP (Ideal Client Profile) différents.
La version française s’adresse à une PME qui réussit déjà en France et envisage le Royaume-Uni ou un autre marché anglophone. Son dirigeant doit d’abord comprendre que son modèle français mérite d’être interrogé. Il ne pense peut-être pas que des adaptations seront nécessaires. Une fois ceci réalisé, je pourrai le conseiller sur ce qu’il peut conserver, ce qu’il devra adapter et les risques qu’il peut éviter avant d’investir.
Pour suivre la pensée critique du français, la Home française commence par poser le problème :
« Ce qui fonctionne en France ne se traduit pas en anglais. Il se repense. »
Elle aborde ensuite les messages, les preuves et le parcours client, puis explique la méthode Konyfer avant de présenter les offres.
La version anglaise cible une entreprise britannique qui cherche à entrer en France. La pensée anglo-saxonne a besoin de moins de réassurance et veut comprendre plus rapidement ce que Konyfer peut lui apporter. La page parle donc plus tôt de valeur, de traction commerciale et d’investissements mieux ciblés. Les offres apparaissent également plus haut.
J’ai conservé la même expertise et les mêmes missions. J’ai changé le chemin proposé au lecteur.

Comment convaincre que mon expérience est utile ?
J’ai aussi dû réfléchir à la manière de présenter mon parcours.
Pour une entreprise française, j’espère qu’une carrière de 25 ans passée dans des rôles de coordination internationale ainsi que mes six années passées à Londres constituent une preuve forte. Grâce à mon parcours à Londres, je ne connais pas seulement le marché britannique à travers des études ou des projets menés depuis la France. J’y ai travaillé, dirigé des équipes et été confronté directement à ses clients et à ses pratiques.
Pour une entreprise britannique, cette expérience à Londres a une autre fonction. Elle montre que je connais son environnement, mais elle ne suffit pas à expliquer pourquoi je suis légitime pour l’accompagner en France.
Il fallait donc rendre plus clair que je suis français, que je travaille depuis la France et que je connais de l’intérieur les entreprises, les clients et les habitudes professionnelles qu’elle cherche à comprendre.
Les faits n’ont pas changé. Leur ordre et leur rôle dans la démonstration, oui.
C’est un bon exemple de ce qui peut se perdre avec une traduction miroir. Une preuve très forte sur un marché peut devenir secondaire sur l’autre.
Petit bonus, j’ai aussi glissé dans les deux langues un « pourquoi faire appel un consultant expérimenté à l’ère de l’IA ?» et j’y répondrai avec plus de détails dans un prochain billet.
La technique ne doit pas imposer le schéma de pensée
J’ai choisi de construire un site sur WordPress pour en avoir déjà conçu des dizaines sur cette plateforme. Assez naturellement, je me suis tourné vers un plugin de traduction que je connaissais bien pour avoir déjà traduit un site en 8 langues différentes (enfin, ce n’est pas moi qui aie traduit mais j’ai participé à l’intégration des 8 langues). Ce plugin me permet de relier une page française à sa version anglaise et de traduire les contenus segment par segment. C’est très pratique lorsqu’il faut conserver exactement la même structure.
C’est aussi la solution la plus facile : traduire une ligne, puis la suivante, éventuellement avec l’aide de l’intelligence artificielle.
Mais cette méthode pousse naturellement à reproduire la page d’origine. Un titre répond à un titre, un paragraphe à un paragraphe et un bouton à un bouton. Le résultat peut être une traduction correcte, sans être la meilleure page pour le marché visé.
Pour modifier l’ordre des arguments, déplacer une preuve ou faire remonter une offre, je me suis tout simplement affranchi de cette correspondance ligne par ligne. Les deux pages restent liées dans WordPress, mais elles peuvent évoluer séparément.
Cela demande davantage de travail. Il faut aussi vérifier les liens, les menus, les formulaires, les appels à l’action et les passages d’une langue à l’autre.
L’outil gère les langues. Il ne peut pas décider de ce qu’un dirigeant français ou britannique a besoin de comprendre en premier.
Un seul Konyfer.com pour deux versions localisées et différenciées
Ce que j’ai choisi de conserver dans les deux langues
Les deux versions de konyfer.com ne sont pas devenues deux sites indépendants.
J’ai conservé :
- la même identité graphique ;
- les mêmes offres Focus, Launch et Advance ;
- les mêmes durées et principes de travail ;
- les mêmes faits sur mon expérience ;
- le même objectif : aider une entreprise à prendre de meilleures décisions marketing entre la France et les marchés anglophones.
Cette cohérence est importante. Adapter un site ne signifie pas modifier la réalité de l’entreprise selon le pays.
Mon travail consiste à choisir les bons arguments, les bonnes preuves et le bon ordre pour rendre cette réalité compréhensible.
Ce que j’ai réellement adapté entre le français et l’anglais
Entre les pages françaises et anglaises, j’ai notamment adapté :
- la promesse formulée dans le hero ;
- la place des bénéfices et des offres ;
- les preuves utilisées pour créer la confiance ;
- certains exemples et points de vigilance ;
- le niveau d’explication de la méthode ;
- les appels à l’action.
Certaines différences sont évidentes. D’autres se jouent dans quelques mots ou dans la position d’un bloc.

Faites le test
Passez de la Home française à sa version anglaise. Comparez le titre, les premières preuves, l’ordre des sections et les appels à l’action.
Vous retrouverez la même entreprise. Vous ne suivrez pas exactement la même démonstration.
C’est volontaire.
Un site international ne devrait pas donner l’impression d’avoir été traduit une fois sa conception terminée. Chaque version devrait donner au visiteur le sentiment que l’entreprise a réfléchi à son marché, à ses attentes et à la décision qu’elle lui demande de prendre.
Votre site est-il traduit ou réellement adapté ?
Si une page, un support ou une étape de votre parcours client suscite un doute en France ou sur un marché anglophone, Konyfer Focus permet d’examiner une question précisément délimitée.
